Pape Diaw veut se battre pour la réforme de la nationalité italienne, le droit de vote et la liberté religieuse. « Le racisme est combattu, il faut changer les mentalités », dit-il pour justifier son plongeon dans la politique italienne.
Convaincu « qu’il y a des choses qu’on ne peut pas etre réparées, mais envoyées à la casse », Pape Diaw estime que le destin mérite la loi Bossi-Fini sur l’immigration. « C’est ce que je chercherai à faire à la hâte, dès mon arrivée au Parlement ».
Né au Sénégal en 1960 avec une vie passée dans la lutte contre le racisme et pour les droits des immigrés, Pape Diaw a rejoint le groupe des « nouveaux italiens » placés en bonne positions par le parti de Nichi Vendola.
Habemus... Pape !
D’autres candidates, Mercedes Frias, ancien député d’origine dominicaine et la médiatrice culturelle Farhia Aidid Aden, née en Somalie, ont franchi le pas.
Je respire la politique depuis mon adolescence. Mon père était un syndicaliste au Sénégal », dit Pape Diaw, qui est en Italie depuis 1979 a été étudiant à l’Université de Florence.
« Mes premières batailles furent pour les droits des étudiants étrangers. Puis vint l’engagement avec la Coordination Antiraciste, dans l’associonnisme sénégalais en Toscane et les années de conseiller municipal à Firenze. J’ai toujours cherché à donner une voix à ceux qui n’en ont pas : les plus faibles, les immigrés ».
CF/ASI24