Cinq mille 381 nouveaux agents sont attendus dans l’effectif de la fonction publique selon l’annonce qui évoque en son préambule une « mise en oeuvre diligente de ce recrutement, par appel public à candidatures pour certains et par concours d’entrée directe pour d’autres », en veillant à une « parfaite transparence du processus ».
Le recrutement de 1000 nouveaux policiers satisfait une vieille demande qui se plaignait du vieillissement de l’effectif et des nombreux départs pour la retraite. S’y ajoute le développement de la criminalité dans les zones urbaines, en centre-ville comme dans les banlieues, et dans les communes.
La police attend toutefois en plus de ces mille nouvelles recrues, un « équipement de qualité pour faire face à la cyber-criminologie, aux menaces terroristes désormais intégrées dans le code sécurité d’Etat, et des moyens de dissuasion efficaces ».
Certains ont même évoqué la mise sous surveillance visuelle (caméras) des principales artères de la capitale et dans et aux alentours de certains sites, en l’occurrence le ministre Youssou Ndour qui l’a demandée pour l’aéroport Léopold Sédar Senghor.
Des économistes soutiennent que si une sécurisation de qualité nécessite des investissements dans la formation de pointe des effectifs et dans les équipements, elle permet en retour à l’Etat de faire des recettes tirées des contraventions.
Le recrutement de 1000 gendarmes est aussi « largement apprécié » dans les casernes. On s’y félicite de telles mesures qui « en plus d’assurer un service dé sécurité pourront permettre à l’Etat d’optimiser la sécurité sur les routes ».
Les sources font allusion aux centaines d’accidents mortels enregistrés en 2012 sur les routes nationales et secondaires. Elles souhaitent cependant que les moyens suivent « en suffisance et en qualité ». On parle de « motos et équipements affairant, de kits, radios » etc.
L’arrivée de 1135 nouveaux militaires va soulager les effectifs fortement éprouvés par le conflit en Casamance mais aussi par les nombreuses interventions du Sénégal en Afrique, dans le cadre des missions militaires de maintien de la paix ou de défense armée comme c’est le cas actuellement au Mali.
Dans l’armée, des moyens sont attendus pour assurer les conditions requises pour l’optimisation de la défense nationale surtout en ces temps de menaces djihaistes aux frontières sénégalaises.
Pour son premier Programme de recrutement d’envergure, le Président Macky Sall a mis l’accent sur la défense et la sécurité nationales, avec plus de 3000 nouvelles recrues (hommes et femmes) soit plus de 60% de l’effectif global. L’économie et la santé ne sont pas en reste cependant.
CF/ASI24