Le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers avait décidé depuis 2009, d’introduire la notation obligatoire sur le marché financier pour un certain nombre d’acteurs, renseigne le magazine African business journal basé au Maroc.
La notation financière est le processus par lequel, une agence de notation établit la qualité de crédit de « l’emprunteur ». La notation financière évalue la capacité de l’emprunteur à faire face à ses obligations à court, moyen et long termes.
Des chiffres et des lettres
La note d’investissement BBB (triple B) signifie que le risque est modéré tandis que le triple A (AAA) signifie que le risque (défaut de paiement) est extrêmement faible. Il sera exempté de garantie.
Cependant, si la note est BB-, cela veut dire que le risque est assez élevé, là où la note D est synonyme de défaut de paiement avéré et nécessite une garantie équivalente du niveau du risque.
Les sociétés cotées à la BRVM sont regroupées en 3 catégories selon leurs capitalisations.
La classe A regroupe les sociétés dont la capitalisation est supérieure à 100 milliards de FCFA. La classe B regroupe les sociétés dont la capitalisation est comprise entre 10 et 100 milliards de FCFA et la Classe C regroupe les sociétés dont la capitalisation est inférieure ou égale à 10 milliards de FCFA.
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) – une bourse électronique unique pour 8 pays de l’Afrique de l’Ouest – a franchi le 31 décembre 2012 le seuil de 4000 milliards FCFA de capitalisation boursière. Cette dernière s’élevait au 31 décembre dernier à 4031,38 milliards FCFA (6,15 milliards €).
Ce niveau n’avait pas été atteint depuis le 15 octobre 2008, date à laquelle la capitalisation boursière du marché des actions se situait à 4019,42 milliards de FCFA (6,13 milliards €).
Selon la BRVM, « cette performance » résultait « de la hausse significative des cours des sociétés cotées et d’émissions d’actions nouvelles réalisées par certaines sociétés cotées. »
A noter par ailleurs que les principaux indices, BRVM 10 (10 sociétés les plus actives du marché boursier) et BRVM Composite (l’ensemble des sociétés cotées), ont cru respectivement de 16,12% et 19,95% au 31 décembre. Une évolution plus que satisfaisante alors qu’en 2011, BRVM 10 et BRVM Composite affichaient un recul de 13,53 % et de 12,83 %.
Pour rappel, l’indice BRVM se compose d‘Ecobank Transnational Incorporated, Sonatel (Orange Sénégal), Société africaine de plantations d’hévéas, Palm Côte d’Ivoire, Société des Caoutchoucs de Grand Béréby, Société Générale de Banques en Côte d’Ivoire, Compagnie Ivoirienne d’Electricité, Bank of Africa Côte d’Ivoire, Filtisac, Bank of Africa Benin.
En 14 ans, la BRVM a servi d’interface à des transactions d’une valeur totale de plus de 1 000 milliards de F CFA. Une performance qui lui permet de se classer au 7ème rang du continent africain derrière les marchés de Johannesburg (Afrique du Sud), Casablanca (Maroc), Le Caire (Egypte), Nairobi (Kenya) et Tunis (Tunisie) du point de vue de la capitalisation boursière.
La BRVM a son siège à Abidjan (Côte d’Ivoire) et a démarré ses activités le 16 Septembre 1998.
ASI24