"Il est décédé à l’âge de 57 ans à Dakar, des suites d’une longue maladie et il sera inhumé aujourd’hui à Touba", ont confirmé les mêmes sources. Il avait fait acte d’allégeance à l’actuel Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Moctar Mbacké.
D’obédience libérale, Ousmane Masseck Ndiaye fut maire de Saint-Louis (2002-2009), comme feu son père, le docteur Masseck Ndiaye qui avait pris l’intérim de Macodou Ndiaye à la mairie de la vieille ville, située à 264 km au Nord de Dakar.
Ancien président du Conseil économique et social du Sénégal, après son départ du gouvernement, M. Ndiaye a été plusieurs fois ministre dans les gouvernements de l’ancien président Abdoulaye Wade arrivé au pouvoir le 19 mars 2000 et parti le 25 mars 2012 à la suite de la dernière présidentielle remportée par le Macky Sall.
Sa longue amitié avec l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, est de notoriété.
En mai dernier, il avait été cité parmi les responsables de la coalition Bokk Gis Gis (Même vision, en wolof) qui récusaient les accusations de dissidence portées à leur encontre par leur ancien mentor, Me Wade, Secrétaire général national du PDS. Les dissidents libéraux invoquaient leurs frustrations.
Ces responsables du PDS s’étaient démarqués des investitures de leur parti, mi-avril dernier, et avaient mis sur pied de cette coalition et former une liste commune aux législatives du 1er juillet.
Outre Pape Diop (ancien président du Sénat) et Abdoulaye Baldé (ancien ministre), y figuraient Mamadou Seck (ancien président de l’Assemblée nationale), Ousmane Masseck Ndiaye, les anciens ministres Moustapha Guirassy, Thierno Lô, Bécaye Diop, Ndèye Khady Diop et Abdou Fall.
"Ousmane Masseck Ndiaye avait quelque peu pris ses distances en avec le PDS, non pas par manque de fidélité à Me Wade, mais c’était pour mieux s’occuper de sa santé. Depuis plusieurs mois, il faisait des va-et-vient entre Dakar et Paris", a confié un de ses anciens collaborateurs.
A la campagne pour le scrutin des élections législatives du 1er juillet dernier, M. Ndiaye avait brillé par son absence au moment où les défections faisaient rage au PDS, ouvrant la porte aux conjectures sur son militantisme.
Pour couper court aux supputations, les dirigeants de l’ex-formation libérale au pouvoir avaient invoqué l’état de santé de leur "frère" de parti Ousmane Masseck Ndiaye pour justifier ses absences à leurs manifestations publiques.
Cependant, le 11 novembre dernier, M. Ndiaye avait fait une apparition publique lors d’une conférence de presse tenue à la suite d’une réunion du comité directeur du PDS, en réaction aux incriminations du procureur spécial de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).
Devant la presse, M. Ndiaye avait pris part à l’annonce de la riposte des responsables libéraux envisagée contre les accusations de malversations portées contre des dirigeants de l’ancien régime, suspectés d’enrichissement illicite par l’actuel gouvernement.
Ousmane Masseck Ndiaye était connu pour son élégance vestimentaire, mais certains, de loin, lui reprochaient "un soupçon d’estime de lui". Il est un ancien cadre de la Société nationale La Poste et il militait ouvertement aux côtés de l’ex-chef de l’opposition, Abdoulaye Wade.
Source APS