« Entre le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, la Gambie et les autres pays de l’Afrique de l’Ouest, nous devons élaborer une approche sous-régionale pour bénéficier de la diversité de notre patrimoine », a dit Mme Njie indiquant que ces pays devraient se mettre ensemble pour vendre leur destination, « à l’image de ce qui se fait en Afrique australe ».
Selon elle, « si chacun reste dans son coin et adopte une démarche isolée », les Ouest africains « ne parviendront jamais à drainer des flux touristiques importants ». « L’île de Gorée est un site historique qui constitue une formidable attraction pour les touristes américains. Par conséquent, le Sénégal doit constituer un portail pour des pays comme la Gambie, le Mali ou le Nigeria », précise-t-elle.
« Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est un nouveau paradigme qui doit se concrétiser par une offre régionale matérialisée par des circuits touristiques transfrontaliers, par une représentation intégrée au niveau des marchés émetteurs, par l’institution d’un visa touristique unique dans toute la sous-région », souligne la ministre qui est d’avis que le coût du transport constitue un frein au développement du secteur.
« Le problème fondamental aujourd’hui pour le touriste qui veut se rendre en Afrique, c’est le coût du transport. Il ne peut pas venir en Afrique de l’Ouest pour ne visiter qu’un seul pays. C’est à nous de faire comprendre aux touristes des pays émergents qu’il existent des réseaux routiers en Afrique de l’Ouest pouvant leur permettre de circuler à leur guise. Sur cinq ou six pays, tous les voyages peuvent se faire par la route J’insiste ! »
Source Teral.com