Amadou Ly Diome qui a « toujours cru au retour de la paix en Casamance » écrit en avant-propos de son livre : « Faudrait-il alors désespérer d’avoir alors une paix définitive dans la région méridionale faute d’interlocuteur valables et sincères ? Assurément pas ! ».
« L’espoir est plus que jamais permis. Un des candidats à la présidentielle 2012 a fait un engagement sur l’honneur, le 13 janvier 2012, jour du Magal de Touba, auprès des chefs d’ « Attika » pour la libération des soldats détenus dans le maquis ».
Le livre ajoute que cette déclaration du candidat fut perçue par le maquis.
Candidat alors et actuel président de la République, Macky Sall avait demandé un soutien fort de Touba qui lui aurait fait remarquer qu’il ne pouvait favoriser un candidat aux dépens des autres, indique une source fiable qui souligne que le khalife général des Mouride a tenu au respect du principe du jeu démocratique.
Amadou Ly Diome et Emile Zola Coly qui ont été rencontrés par Charles Faye de ASI24 à plusieurs reprises en avril 2010 pour la facilitation du règlement de la crise en Casamance soutiennent dans le leur livre (à lire) que la demande de Macky Sall fut « un signal fort pour l’état-major de la branche armée qui a accepté le principe la libération sous certaines conditions des soldats prisonniers ».
Le livre est même précis : « Bientôt, très bientôt même, ces braves soldats retrouveront la chaleur de leurs familles ». C’est le cas, près de 9 mois après.
Les deux auteurs du livre qui indiquent qu’ils étaient 28 militaires (et non 6 comme dit par la Direction des relations publiques de l’armée) à être faits prisonniers dans différentes bases dites rebelles, laissent croire que 20 soldats sont encore sous les verrous des factions du MFDC.
A ce propos, la source de ASI24 indique qu’ils étaient 29 soldats faits prisonniers et que l’un deux a été libéré.
Amadou Ly Diome et Emile Zola Coly mandatés par le général de maquis Salif Sadio, les colonels de maquis César Attoute Badiate et Ousmane Niantang Diatta, disent dans leur livre que la « paix n’a jamais été aussi proche ». Pour eux, la libération des 8 militaires constitue le « premier jalon d’une paix définitive en Casamance ».
La source de ASI24 confirme les auteurs du livre, soutenant toutefois que Touba et d’autres facilitateurs auront joué un rôle primordial pour la libération de ces 8 militaires. Selon elle, le président Macky Sall devra éviter de reconduire les mêmes erreurs que son prédécesseur sur la question du dossier casamançais.
« C’est en faisant le succès de tout le monde avec une grande hauteur d’esprit que le président et le MFDC trouveront la solution grâce à la confiance et l’envie de construite un idéal nouveau ».
Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre avait dit avec force que la paix en Casamance a beaucoup d’ennemis. Le livre « L’après Diamacoune » le montre dans toutes ses pages.
Pour rappel, les 8 militaires libérés ont regagné la capitale sénégalaise en compagnie des responsables de la communauté chrétienne de Sant’Egidio qui va abriter les négociations de paix à Rome. Quatre diplomates, des Etats-Unis, de Grande Bretagne, de Taïwan et du Nigeria, ont fait le déplacement au cœur de la brousse pour assister à la libération des huit soldats détenus depuis un an, dit le site africanouvelles.
Salif Sadio était sur les lieux, vêtu d’un boubou blanc, chapelet à la main. Selon le site, il est resté inflexible sur la question casamançaise. Sur « Les prisonniers de guerre sont à présent libres. Cependant, leur libération ne signifie nullement la fin de la lutte que nous menons, encore moins la renonciation à l’option indépendantiste qui nous anime. Le combat pour l’indépendance de la Casamance continue ! ».
CF/ASI24