La tendance haussière constatée dans les politiques de développement du secteur du tourisme dans les pays développés, d’une part, et ceux du Maghreb et d’autres pays du continent africain, d’autre part, tranche avec la politique affichée des nouvelles autorités sénégalaises qui avouent compter sur le tourisme mais ne développent pas le schéma attendu dans ce cadre.
A l’Assemblée nationale vendredi dernier lors de la plénière concernant le vote du budget du ministère du Tourisme et des Loisirs de Youssou Ndour, grande a été la surprise de découvrir que le projet du budget 2013 du département du Tourisme et des Loisirs a été arrêté à la somme de 2 859 965 760 francs CFA contre 2 953 709 760 en 2012.
Soit une baisse de 93 744 000 millions de francs CFA en valeur absolue et 3,17 % en valeur absolue. Cette diminution importante contraste avec l’idée de relance du tourisme dans le secteur de la promotion qui devrait se situer aux environ de 5 milliards de francs CFA, selon certains spécialistes.
Pourtant, la contribution du tourisme représente 5,6% du PIB en 2011 avec une croissance de 1,9% en 2012 selon le magazine spécialisé Teral qui indique que la croissance de ce secteur devrait se situer à 4,7% par an de 2012 à 2022.
Si le Sénégal marque timidement les enjeux du tourisme, en Afrique du Nord (Tunisie, Maroc), en Europe et aux Etats-Unis, l’ambition est manifeste.
Nouvelle année de croissance touristique pour les Etats-Unis. D’après les dernières données que vient de publier le US Department of Commerce, le pays devrait terminer 2012 sur un total de 66,5 millions de visiteurs étrangers, soit une hausse de 6% par rapport à 2011.
Si l’ont en croit l’organisme fédéral, la croissance devrait se poursuivre dans les prochaines années, bien qu’à un rythme moins soutenu. Son étude prospective pour la période 2013-2017 table en effet sur une progression annuelle de la fréquentation de l’ordre de 3,6% à 4,3%, pour atteindre les 80,5 millions de visiteurs en 2017.
1,8 millions de Français en 2017
Même si tous les continents du monde devraient participer positivement à cette dynamique, ce sont surtout les régions en développement qui devraient connaître les plus fortes progressions : +64% sur les marchés émetteurs d’Asie, +60% en Amérique du sud, +55% au Moyen-Orient…
Dans le détail, la clientèle chinoise pourrait même bondir de 259%, celle du Brésil de 83%, celle d’Argentine de 67% ou celle de Russie de 55%.
En volumes, c’est toutefois les pays d’Amérique du nord (Canada et Mexique), de très loin les deux plus gros marchés émetteurs actuels, qui devraient fournir la plus grande partie (42%) des visiteurs supplémentaires, quand les clientèles d’Asie pourraient représenter 26% de ces nouveaux flux, l’Amérique du sud 13% et l’Europe de l’ouest 12%.
En France, le US Department table sur une progression du nombre de touristes à destination des Etats-Unis de 327 000 entre 2011 et 2017, ce qui porterait donc le marché français à plus de 1,8 millions de visiteurs annuels.