La décision de l’ancien président de la République (Me Abdoulaye Wade) de transformer l’aéroport Léopold Sédar Senghor en un Centre d’affaires répondant aux normes internationales après l’entrée en fonction de l’aéroport international Blaise Diagne ne sera pas exécuter.
Mme Khoudia Mbaye, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat a indiqué aux députés lors du vote de son budget à l’Assemblée nationale que le président Macky Sall a décidé du maintien de cet aéroport historique.
Cet aéroport gardera son statut de plateforme aérienne internationale avec davantage de sécurité. La ministre qui a vu son budget enregistrer une baisse importante de près de 72 milliards de francs CFA - le budget est passé de 71 milliards 602 millions 105160 francs CFA à 8 milliards 757 millions 51700 francs CFA - a indiqué que des dispositions réglementaires seront prises pour le respect des décisions du président de la République.
Parmi ces décisions du Président Macky Sall figure la démolition des constructions impactant sur la sécurité de la navigation aérienne, a noté la ministre.
Selon le blogueur Oumar Maïga, lors du dernier audit effectué par les vérificateurs américains, des recommandations avaient été faites aux autorités aéroportuaires de Dakar, dans le sens d’augmenter la sécurité aux alentours de l’aéroport.
Ces recommandations de la dernière inspection de FAA n’auraient pas été suivies et d’autres « manquements graves » seraient notés. Il s’agirait d’un « autre mur de bornage de la piste » qui n’aurait pas été construit conformément aux recommandations.
« De même, des mesures auraient dû être prises pour régler la trop grande proximité entre les habitations et la piste d’atterrissage. Au contraire, la spéculation foncière s’est tellement développée aux alentours de l’aéroport de Dakar que les inspecteurs ont constaté qu’il y a une réduction drastique de la bande crash. Au point que certains techniciens estiment que la zone de crash n’existe même plus, alors qu’en cas de problèmes majeurs, les appareils, surtout les gros porteurs, ont besoin d’espace pour se poser, même avec des risques connus », poursuit le blogueur.
ASI24 a constaté l’avancement des constructions en dépit des déclarations officielles.
Par ailleurs, Maïga évoque des « pannes répétées de l’Explosive detection system (Eds) » constatées par les techniciens. Ce dispositif est un système « permettant de détecter tout engin explosif introduit dans le périmètre de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Toutes choses qui posent un sérieux problème de sécurité. Or, les Américains ne badinent pas avec la sécurité, surtout lorsqu’il s’agit de celle de leurs « ressortissants » ».
D’ailleurs après la France, les Etats-Unis d’Amérique étaient annoncés pour voir de près les installations de l’aéroport Léopold Sédar Senghor en vue d’autoriser ou interdire l’arrivée de leurs avions.
Situé dans la banlieue de Dakar, l’aéroport Léopold Sédar Senghor enregistre une croissance moyenne régulière de 7 % par an. De 35 000 mouvements d’avions en 2005, le rythme s’est accéléré en 2012 grâce notamment à la politique du tourisme du ministre Youssou Ndour et la volonté du nouveau gouvernement de faire du secteur aéroportuaire un pôle de développement. En 2010, 1 687 006 passagers (départ et arrivés) ont été enregistrés à l’aéroport.
L’aéroport international de Dakar est le premier aéroport de l’UEMOA pour le trafic passagers. Il se place au huitième rang en Afrique, devancé par Johannesburg et les aéroports du Maghreb, selon Wikipédia.
Cet aéroport aurait dû être remplacé par celui de Diass (47km de Dakar).
CF/ASI24