’’La loi des finance 2013 met l’accent sur l’investissement plus que sur le financement. La loi ambitionne de faire connaître à notre pays une croissance maîtrisée’’, a-t-il dit, rapporte l’Agence de presse sénégalaise.
Selon Amadou Kane, pour faire connaître au pays une ‘’’croissance maîtrisée’’, il fallait ’’assurer un cadre macro-économique solide, assainir la situation économique’’.
’’Le secteur primaire concentre 23% du programme triennal d’investissement. C’est un signal extrêmement fort. Il nous faut d’ici 2018, assurer notre autosuffisance alimentaire’’, a poursuivi le ministre de l’Economie et des Finances.
Hausse de plus de 16 milliards du budget du ministère des Forces armées
Le budget du ministère des Forces armées a connu une hausse de 16 milliards 557 millions de francs, passant de 100 milliards 555 millions en 2012 à 117 milliards 108 millions de francs pour l’année 2013.
Dans le budget 2013, il est prévu le recrutement de 800 soldats pour l’armée et 500 élèves pour la gendarmerie.
En outre le ministère des Forces armées compte acquérir des navires au profit de la marine nationale, un hélicoptère de commandement et la couverture financière de contrats et de maintenance d’un Foker et de deux M-I 35 et 17 de l’armée de l’air.
Les députés ont adopté, vendredi, à une écrasante majorité, la Loi des finances de l’année 2013 arrêtée à 2.531 milliards 116 millions de francs contre 2.344 milliards 786 millions de francs en 2012, soit une hausse de 186 milliards 33 millions de francs.
Le ré-profilage de la dette publique
Le gouvernement a entamé le processus de ré-profilage de la dette publique, face à la situation préoccupante du service de la dette. ’’Nous avons entamé le processus de ré-profilage de notre dette qui consiste à voir à quelles conditions on va emprunter’’, a dit Kane.
Selon lui, le service de la dette de 603 milliards de francs CFA est ’’préoccupante’. ’’Si aujourd’hui, nous n’avons pas atteint le taux maximum de 70% prévu par l’UEMOA, nous avons un taux qui dépasse 40% (…). Ce qui est préoccupant et pèse sur les finances publiques’’, a-t-il souligné.
Il a indiqué le service de la dette représente 42% des recettes fiscales de cette année.
’’Entre 2006 et 2011, on a presque triplé l’encourt de la dette. Il y a eu deux composantes qui n’ont pas été bien réfléchies. Il y a une utilisation abusive des emprunts à court terme et à des taux élevés’’, a relevé Amadou Kane.
L’endettement est passé de 1.200 milliards de francs CFA à plus 2.700 milliards de francs en 2011, a t-il indiqué.
Les députés ont adopté, vendredi, à une écrasante majorité, la Loi des finances de l’année 2013 arrêtée à 2.531 milliards 116 millions de francs contre 2.344 milliards 786 millions de francs en 2012, soit une hausse de 186 milliards 33 millions de francs.
ASI24 avec APS