Modou Lô l’a emporté grâce à 4 avertissements infligés à son adversaire au terme d’une empoignade qui a épuisé deux périodes de 10 minutes chacune.
« Sur le plan de la lutte pure, Modou Lô a étalé son registre d’attaques face à un poids lourd plus grand que lui. Sur la défense et le contre, Gris Bordeaux a été un modèle du respect des consignes, de maîtrise et de neutralisation de l’adversaire », a analysé un spécialiste de la lutte.
Du point de vue technique, les spécialistes des sports de combat sont unanimes. Selon eux, les deux lutteurs ont montré des « choses assez intéressantes que le règlement ne prend pas en compte et que les reporters de la lutte ignorent simplement ».
« Soit on épuise les 30 minutes, soit on sanctionne le match nul. Voilà ce que les arbitres auraient dû faire », ont souligné pratiquement tous les techniciens qui fustigent de plus en plus les arbitres.
« On a vu la fois dernière, le président du CNG et le prometteur Gaston Mbengue venir parler aux lutteurs Boy Niang et Zoss pour leur dire qu’ils devaient combattre. On ne l’a jamais vu ailleurs. Le CNG et les arbitres se prennent trop au sérieux. Ce ne sont pas eux qui prennent les coups. Ils gagnent au contraire sur les hématomes et le sang des lutteurs. Ils doivent par conséquent plus penser à offrir un cadre que descendre dans l’arène et fausser l’issue des combats. »
L’attitude des reporters, les communicateurs traditionnels plus précisément « dont certains sont convaincus qu’ils ont le savoir et le répertoire technique de la lutte », est aussi pointée du doigt.
« Ils se sont contentés de dire que Gris Bordeaux est venu avec une attitude qu’on ne lui connaît pas. Ils doivent savoir quand même que tous les combats ne se ressemblent pas », fait remarquer un technicien de la lutte qui regrette par ailleurs que les reporters ne s’arrêtent pas plus longtemps sur les techniques d’attaque et de défense adoptées par Modou Lô et Gris Bordeaux.
« Chacun d’eux se prend pour un expert et commente comme il le sent. C’est dommage. Modou Lô et Gris Bordeaux ont montré de très belles choses qu’il faut décortiquer avec des spécialistes. Il ne faut pas dire que les deux n’ont pas lutté. »
Les amateurs sont restés sur leur faim, spoliés d’une superbe issue par un arbitrage encore maladroit, regrette-t-on.
NB/ASI24