Il a pointé du doigt Nasri, Ménez et M’Vila.
L’ancien sélectionneur très violent depuis le début de sa chronique, n’a pas épilogué « sur les choix de Laurent Blanc, qui avait opté opté sur un nouveau remaniement et pour une sécurisation défensive, sur ses changements souvent tardifs ou sur sa difficulté à gérer des ego démesurés, ne ferait que masquer l’écrasante responsabilité des joueurs, écrit Domenech. La vérité est sur le terrain. »
« Nasri ? Le vestiaire se chargera de l’enfoncer », dit l’ex-sélectionneur, qui l’avait écarté de la Coupe du monde 2010. Domenech le classe parmi les joueurs qui font « qu’un groupe explose ou implose ».
Il est « le symbole visible » de l’échec bleu. S’il n’a insulté personne, contrairement à Nasri, Jérémy Ménez est également dans le collimateur de l’ancien sélectionneur : « Ménez peut monter une entreprise de démolition, il fera fortune", ajoutant au passage que "M’Vila pourrait être son maître d’oeuvre ».
« Benzema a voulu être le sauveur »
Même Franck Ribéry, auteur d’un bon Euro, n’est pas sorti indemne de la saillie de Domenech, pour qui le joueur du Bayern a fait passer le souci de l’image au premier plan : « Je connais le petit Franck. Il est soit euphorique, soit colérique. Jamais neutre. Et là, il a traversé l’Euro sans émotion visible ».
Benzema ?« En équipe de France, il est seul... et il ne reste pas devant. Il a voulu être le sauveur, c’était mission impossible. »
Laurent Blanc aussi a droit à un égratignure plus discrète, quand Domenech souligne sa gestion du cas Alou Diarra. « Seul, Diarra s’est révolté dans le vestiaire après la Suède. Conclusion : privé d’Espagne. Trop fatigué. Pas certain que d’autres prendront le risque de stigmatiser des comportements à la limite. »
Domenech, après avoir conclu sur l’échec des cadres, ne voit pas trente-six solutions pour sortir de cette spirale. Il appelle tout simplement à une révolution culturelle. « Pour y remédier, il faudra changer la philosophie de notre éducation sportive et placer le collectif au centre de la formation des futurs professionnels français. Comme le font les Espagnols. »
Quand il était en fonction, Raymond Domenech trouvait que les journalistes allaient trop loin...