« Quand je regarde la situation dans laquelle nous avons trouvé les affaires de l’Etat et que je vois les attentes très nombreuses dans les secteurs de la culture et du tourisme, il n’y a aucun doute : le chantier est énorme. Le défi est d’autant plus grand que le contexte global est difficile, du fait de la crise financière et économique internationale. », a dit le ministre de la Culture et du Tourisme.
« Je reste cependant convaincu qu’il est possible de booster les choses et de relancer l’économie sénégalaise », a-t-il ajouté, précisant : « les gens attendent beaucoup de moi. On ne me fera aucun cadeau ». L’artiste engagé dans la défense des causes humanitaires écrit « lexpress.mu », affirme dans l’interview que son arrivée dans l’administration Sall « n’a rien d’extraordinaire ». Youssou Ndour est convaincu qu’il « réussira sa mission ».
Des spécialistes du secteur du tourisme indiquent que moins de quatre pour cent (4%) de touristes reviennent au Sénégal et moins d’un touriste sur un souhaite revenir au Sénégal.
Concernant les relations de travail entre l’Ile Maurice et le Sénégal dans le cadre de la culture et du tourisme, Youssou Ndour estime :
« Il y a beaucoup de choses qui peuvent être envisagées entre nos deux pays dans le cadre de relations déclinées par nos autorités respectives. Le Sénégal peut apprendre de la réussite mauricienne dans le secteur du tourisme, et l’île Maurice peut voir en le Sénégal, une excellente scène culturelle.
« Les ministères des deux pays devraient envisager des rencontres au Sénégal et à Maurice pour échanger sur les possibilités qui apporteront beaucoup à nos artistes et peuples respectifs. Je crois fermement que nos deux pays peuvent s’enrichir mutuellement en établissant des ponts dans ces deux domaines. »
Selon Youssou, l’Ile Maurice, « la petite île, de 2 040 km², est en train de se faire une place au soleil, à côté des principales destinations du tourisme en Afrique ».
« Maurice est un exemple de réussite du tourisme sur le plan africain. Son potentiel est énorme. L’impact du tourisme est important sur le produit intérieur brut, près de 10 %, si je ne me trompe pas. C’est une progression énorme en quelques années seulement.
« Le Sénégal en est loin et pourtant notre objectif était de dépasser le million de touristes en 2010. Le modèle mauricien, qui a su travailler ses marchés européens et séduire ceux de proximité, est un exemple à suivre.
« Les autorités mauriciennes ont bien travaillé et j’en profite pour féliciter la Mauritius Tourism Promotion Authority qui a fait un excellent travail depuis sa création en 1996 ».
NB/ASI24