L’objectif global de cet atelier est de présenter les résultats de la revue des dépenses publiques au Sénégal aux acteurs qui n’ont pas directement participé à leur élaboration, dans le but de les enrichir avant leur prise en compte dans la préparation et l’exécution des budgets à venir, y compris celui de 2013.
Il s’agit des agents des ministères, des partenaires au développement, media, de la société civile, du secteur privé, des collectivités locales, parlementaires, des organes de contrôle, etc.
Les objectifs spécifiques se résument à présenter les conclusions de la revue en mettant l’accent sur la performance (qualité, pertinence, effectivité, efficacité et efficience) ; à la mise en exergue des causes d’inefficience identifiées dans les secteurs de l’Education, de la Santé et des Infrastructures de Transport ; à la planification des prochaines étapes sur la base des recommandations assorties de l’évaluation.
« A partir de 2006, l’économie sénégalaise, qui s’apprêtait à franchir un nouveau palier vers l’émergence et l’atteinte des OMD, a été secouée par une succession de chocs internes et externes nécessitant une modification des politiques publiques en réponse au nouvel environnement », souligne la source.
L’absorption du choc sur les prix du pétrole et, dans une moindre mesure, des denrées alimentaires a complètement modifié la trajectoire des finances publiques au Sénégal, au moment où les questions d’efficacité et d’efficience de la dépense se posaient avec plus d’acuité, notamment dans les secteurs sociaux.
Les déficits budgétaires qui étaient contenus en dessous de 3 pour cent du PIB avant 2005 ont franchi la barre des 5 pourcent du PIB. Des arriérés de paiement intérieurs ont été de nouveau accumulés, notamment en 2008 où le pic a été atteint.
C’est dans ce contexte que le gouvernement du Sénégal a initié, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale, en 2010, une série de revues des dépenses publiques dans les secteurs clés. C’est ainsi que les revues des dépenses dans les secteurs de l’Education, de la Santé et des Infrastructures de transport ont été conduites en 2010 et finalisées en 2011.
Au Sénégal, la politique budgétaire a beaucoup évolué au cours des deux dernières décennies. De grands déséquilibres à la fin des années quatre vingt et au début des années quatre vingt dix, marqués par une prépondérance des dépenses courantes et l’assistance financière extérieure, la structure des finances publiques du Sénégal a été inversée dans la deuxième moitié des années quatre vingt dix et au début des années deux mille, notamment dans la période 1995-2005.
Les dépenses courantes ont été bien maîtrisées et la croissance régulière des recettes fiscales a permis la programmation d’une masse importante de dépenses discrétionnaires dont une bonne partie a été allouée à l’investissement. La liste des projets financés entièrement sur ressources internes s’est allongée d’année en année avec les lois de finances successives.
La source indique toutefois que la revue des finances publiques « n’a strictement rien à voir avec le débat actuel sur les audits, la saisine du mécanisme Star par le gouvernement du Sénégal. Le document aurait dû être présenté en février, mais compte tenu de la présidentielle et des manifestations, la revue a été reportée.
NB/ASI24