"Le premier impact de la mesure d’abrogation, c’est la diminution des tarifs", a dit M. Diop, avisant que si les tarifs internationaux avaient augmenté de près de 60%, avec l’abrogation du décret, ils "vont revenir à 60% moins cher que pendant l’application de la surtaxe".
Aïdara Diop avertir toutefois que les opérateurs vont baisser les prix, mais le marché va attendre environ trois mois avant de se stabiliser.
"C’est aussi ça le danger de déstabiliser un marché sur lequel on n’a pas de prise", note-t-il. "A partir du Sénégal aussi le tarif avait augmenté d’à peu près 46% vers les pays africains, en particulier les pays de l’UEMOA. Là ce sera moins compliqué parce que sont en général des relations entre opérateurs, qui vont circuler dès l’entrée en vigueur du décret et automatiquement, les tarifs vont baisser dans les 10 à 15 jours", a-t-il précisé.
Ajoutant cependant : "Mais ce ne ra pas le cas pour le trafic international : de l’Europe vers le Sénégal ou des Etats-Unis vers le Sénégal".
Appréciant la décision du président Sall d’abroger le décret, M. Diop indique qu’avec cette mesure, le pouvoir peut asseoir les bases d’une "régulation beaucoup plus transparente, orientée vers la stabilité du secteur, non une régulation orientée vers la recherche de recettes pour l’Etat".
Selon M. Diop, les opérateurs sont suffisamment imposés. "Il y a l’impôt sur les sociétés, la Contribution au développement des télécoms qui alimente pour 95% les fonds de l’Energie, la Redevance pour l’utilisation des services de télécoms (Rutel) qui est passée de 2 à 5%".
"Il faut réguler le secteur pour stabiliser les coûts et faire engager au niveau des opérateurs des politiques qui permettent un accès facile aux services des télécoms. Aussi bine du point de vue du coût que de la qualité des services. On attend le régulateur", affirme Diop "soulagé" tout de même de l’abrogation du décret.
DL/ASI24