Moustapha Amar, le porte-parole du collectif a donné l’information, vendredi face à la presse. Cette mesure a été prise, dit-il, suite à la réaction des étudiants qui ont déversé sur le sol des cartons de viande et de poisson jugés « pourris » après le « constat » d’une rupture du dîner jeudi. Les Etudiants ont réitéré leur mécontentement vendredi.
Le Collectif des restaurateurs regrette que les étudiants agissent sous le coup de la colère, saccagent les locaux et détruisent les stocks d’aliments. Selon M. Amar, la suspension des activités des repreneurs privés des restaurants s’explique par le principe de la « responsabilité civile ».
Les casses ne sont pas remboursées par leur assurance. Aussi, c’est craignant pour leur « sécurité » et les dommages créés qu’ils décident d’attendre « jusqu’à nouvel ordre » avant de remettre les couverts.
Par ailleurs, Moustapha Amar a dit ne pas comprendre pourquoi les étudiants ne soumettent pas au « contrôle » ou aux « analyses » les produits contestés.
Invité de la RFM, Mbaye Thiam le coordonnateur des amicales de l’UCAD, persiste. Indiquant qu’il a « constaté » de visu avec des étudiants que la « quasi-totalité des aliments est avariée dans les chambres froides et que des dates de péremption sont dépassées ». Il soutient que la situation ne peut durer et que les étudiants n’accepteront plus de manger « avariés » ou « pourris ».
« Ce n’est pas le premier constat que nous faisons sur le pourrissement des aliments. Les autorités universitaires ont été saisies, mais sans succès », a dit Mbaye Thiam.
Il a cependant affirmé la détermination des étudiants pour que la situation « soit réglée dans les plus brefs délais ».
Remettant en cause la gestion privée des restaurants, évoquant la dette de l’Etat envers les repreneurs qui recherchent « avant tout de l’argent », Mbaye Thiam a mis en garde les autorités universitaires et le gouvernement, martelant que les étudiants ne paieront pas les « marchés louches ».
CF/ASI24