AIBD (45 Km à l’est) dont le président Abdoulaye Wade a procédé au lancement des travaux en avril 2007, en présence du guide libyen Muammar Kadhafi, est d’un coût estimatif de 235 milliards de francs CFA pour une durée de 30 mois. Il devrait accueillir 1,5 million de voyageurs par an.
Selon le président Wade, les travaux devront « finir en fin 2010, voire avant », permettant ainsi de « voir décoller » dans la même année le premier avion.
« Je suis très satisfait de constater l’état d’avancement des travaux de l’aéroport Baise Diagne », a-t-il déclaré au cours d’une visite « pour voir l’étape des travaux ».
Selon Me Abdoulaye Wade, le programme suit son « cours normal ».
Il a félicité les Sénégalais, les ingénieurs et « tous ceux qui ont participé aux travaux », faisant remarquer que le personnel est composé de 92% de Sénégalais « de la base jusqu’aux ingénieurs » et qu’une « dizaine de sociétés sous-traitantes » participe aux travaux.
Indiquant qu’il avait émis en 1993 l’idée du projet qui était dans son programme, alors qu’il était ministre d’Etat sous le régime socialiste d’Abdou Diouf, le président s’est félicité du concours des financiers de haut rang qui ont assuré le déblocage de « financements bancables ».
« Le pari de se lancer dans une telle opération demande des capacités financières que nous n’avons pas », a-t-il ajouté, ajoutant que les paris « dépendent des hommes qui les font ».
« Les Sénégalais doivent (le) comprendre », a affirmé le président.
Félicitant la directrice de l’APIX, par ailleurs pilote du projet, Mme Aminata Niane, et le chef du gouvernement et son équipe, Me Abdoulaye Wade a « imaginé » les premiers avions qui décolleront et atterriront dans ce qui sera le « plus grand aéroport de l’Afrique de l’Ouest, voire de l’Afrique ».
BAK/ASI24